Des préjugés au coup de foudre !

Temps de lecture : 5 min

 

Il faut dire que rien ne me prédestinait à devenir accro au sport …

 

Voilà, c’est comme ça que commencera ce premier article. Il faut… je dois mettre les choses dans leur contexte pour donner plus de sens à toutes les aventures qui suivront.

Il y a encore quelques mois j’étais de celles qui regardent les runners d’un drôle d’oeil, se demandant après quoi ils courent comme ça, autour d’une prairie ou ailleurs. Quelle est donc cette motivation étrange et inconcevable qui les habite ?

De mon côté, entant adepte de la feignantise, mes alliés quotidien s’appelaient voiture et ascenseur. Ahhhh l’économie de l’effort… j’étais de celles qui excellent pour se trouver des excuses. Milles raisons de ne pas bouger…

Mais je m’étais fait une promesse : l’été de mes 25 ans je devais avoir adopté une hygiène de vie correcte ! Arrêter de fumer, manger mieux, dormir plus et évidemment faire du sport. Oui, oui, la parfaite panoplie des résolutions qu’on ne tient jamais. Mais cette fois c’était différent, je m’étais challengé et je comptais bien y arriver, au moins par fierté.

Tout commence donc à la fin de l’été 2016. Avec une amie on a pris une carte 10 entrées au stade nautique, jurant de s’y retrouver au moins 1 fois par semaine. Autant vous dire qu’à l’époque les sorties piscine étaient plutôt détentes. Du swim blabla en brasse même pas coulée, sorties du bassin 20 minutes après pour aller se la couler douce dans celui qui fait des bulles.

On s’est mise au vélo aussi, le temps de quelques balades en bord de mer. Sans stress. 20Km pour 1h30 je dirais. Mais dès les premiers jours d’automne un peu pluvieux, plus question de sortir pédaler voyons !

Et le run me direz-vous ?  Ah ah…  ça c’est probablement la partie la plus drôle et en même temps la plus révélatrice de mon niveau au départ. Un certain vendredi 9 septembre 2016 je sortais de chez moi, running aux pieds, arborant fièrement mon appli Runtastic. J’étais partie pour aller courir. Un exploit ! J’avais préparé une playlist sympa, assez longue pour tenir 20 minutes. Résultat: 1.33 KM / 10 Min 46 / Allure 8’08 » !! Rentrée chez moi rouge comme une tomate et transpirante. Je sentais mon pouls dans mes tempes, ma respiration impossible et mon cœur qui aller exploser. Fini, j’arrête de courir c’est franchement naz ^^

Pendant 3 mois j’ai donc opté pour le Fitness, un bon compromis pour l’équilibre effort / résultat. J’étais plutôt assidue, avec une appli de fitness challenge quotidien et j’ai commencé à prendre vraiment plaisir à me bouger les fesses.

 

Alors… Comment le triathlon m’a séduite ?

 

En fait je suis tombée amoureuse deux fois ! La première fois d’un triathlète, la seconde du triathlon. C’est dit, c’était la phrase nian nian mais essentielle pour tout comprendre.

Moi et mon fitness quotidien, on avait déjà l’impression d’être de grands sportifs ^^ mais c’était sans compter sur la rencontre avec Clem qui allait me faire découvrir un monde totalement inconnu jusqu’alors. J’avais toujours été persuadée que les sportifs étaient chiants, trop concentrés sur leurs entraînements, leurs compétitions et leurs performances pour s’ouvrir à d’autres sujets, d’autres personnes ou pour se laisser aller aux plaisirs simples (Wine power !!). Quelle belle connerie… cataloguer le sportif dans la case narcissique et égocentrique alors qu’aujourd’hui, vous le lirez au fil de mes articles, j’ai découvert des personnes au top ! Des valeurs, du soutien et de l’entraide, un partage sans fin, une communauté ultra soudée et trop chouette… bref l’expérience la plus enrichissante que j’ai eu la chance de vivre. J’étais à des années-lumière de la réalité et j’en ai un peu honte en l’écrivant.

Mais là je saute les étapes… D’abord je suis devenue supportrice (J’en parle dans l’article Supportrice: Quand tu découvres l’ambiance d’une course). J’écoutais mon triathlète me parler des épreuves et de ces objectifs, je venais l’encourager pendant les courses même s’il fallait se lever à 7h00 un dimanche et attendre 1h00 dans le froid dans des coins pommés de notre chère Normandie. Google est devenu mon meilleur pote parce que je ne connaissais rien au jargon et je ne voulais pas passer pour une idiote qui n’y connait rien. VMA, Fractionné, seuil, allure … j’ai commencé à prendre goût à tout ça. En novembre j’ai acheté un livre d’entrainement Triathlon pour montrer mon soutien à Clem, et finalement je l’ai lu d’une traite, devenant incollable sur les différentes épreuves, les distances, les astuces, etc.

Il y a une phrase que j’aime beaucoup : « Sur un malentendu ça peut marcher ». Ca résume très bien comment j’ai finalement passé le cap. Décembre: pendant un repas de famille en présence d’oncles sportifs, j’ai trouvé bon de me la péter en prétendant préparer un triathlon. En fait c’était rigolo puisque je connaissais toute la théorie et je pouvais tenir la conversation. Je pense que ça cachait clairement une envie folle de s’y mettre et en même temps la peur de se lancer. Quand j’ai raconté à Clem on s’est marré mais surtout il m’a dit : « Mais tu sais que tu pourrais le faire ? ». A ce moment là, c’est comme s’il avait ouvert une porte que je n’osais pas ouvrir toute seule. Oui, c’est vrai, moi aussi je peux ! Et enfait tu sais quoi ?  Je veux !! … Pendant 3 jours l’idée a tourné dans ma tête …

« Clic »     …. Ahhhhh Ca y’est je viens de m’inscrire au Triathlon de Deauville !!!!! Triathlon S Découverte le 25 juin – 6 mois devant moi pour me préparer – un premier objectif ! Et là, tout change … L’effort devient plus simple puisqu’il a un but. Les sorties sont des défis, rythmées et régulières. Elles se suivent mais ne se ressemblent jamais. Mes premiers 5 km sont ultra durs mais ça y’est. Je suis prise dans la vague. Emportée par ma motivation et l’euphorie de ce monde dans lequel je viens de débarquer !

Kate.

1 Comment
  • Jeff

    21/06/2017 at 00:18 Répondre

    « Mais tu es fou » est le plus beau compliment que l’on puisse faire à un triathlete

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