Et toi tu baves quand tu cours ? Premiers entraînements et petits désagréments …

Temps de lecture : 6 min 30

 

Qui n’a jamais connu les petits désagréments qui ponctuent nos sorties sportives ?

Le truc pas toujours très élégant, rarement agréable qui vient tout à coup perturber un run, une sortie vélo ou une session crawl … 😉

Ici on veut du swim bike run, de l’humour et une touche franche. Je ne peux donc pas passer à côté de cet article. « Et toi tu baves quand tu cours ? » c’est ce que j’ai trouvé de mieux comme entrée en matière car ce fut ma première déconvenue.

Une chose est sûre, quand on se met à préparer un triathlon, que l’on programme des entrainements quotidiens, on se confronte forcément à des petits événements gênants et rigolos dont on parle peu.

 

Liste non-exhaustive des petits désagréments (à compléter sans hésiter !)

 

En course à pied

 

C’est normal de baver ?

C’était la première fois que je faisais une sortie supérieure à 5KM et il faisait vachement froid. Je respirais assez fort puisqu’à l’époque je n’avais pas encore trouvé mon souffle et je faisais encore concurrence à  Dark Vador pendant chacun de mes runs. Incapable de tenir la moindre conversation. Au bout d’un moment j’ai commencé à avoir comme un excès de salive. Tu continus de courir sans trop savoir quoi en faire, ce qui d’ailleurs t’empêche d’autant plus de respirer… Un vrai bonheur. Quand j’ai eu terminé je suis rentrée et j’ai appelé Google au secours. Barre de recherche : « Je bave quand je cours » Ahahah ces moments de solitude où l’on souhaite que personne ne fouille jamais nos historiques. Premier soulagement, je suis tombée sur de nombreux forums et me suis rendu compte que le problème est très répandu. (Sauf Doctissimo qui m’a encore dit que j’avais un cancer) Pas de panique donc ! En fait il y a une explication scientifique selon laquelle l’accélération du cœur modifie la composition de la salive. L’expectoration salivaire devient plus épaisse et plus collante. Personnellement, j’ai appris à mieux respirer, en ouvrant plus la bouche (ça me rend affreuse sur les photos officielles des courses mais on s’en fiche pas mal non ?) ce qui réduit le problème à une simple pellicule de bave déposée sur les lèvres en fin de run. Hummmm miam miam. Ca c’était la touche franche ! Le point positif aussi c’est que les coureurs qui ne font que cracher pendant les courses et que mamie dit que « c’est pas bien et franchement dégueu », bah maintenant vous avez une excuse 😉

 

Au secours je transpire salé !

Ça c’est un peu la honte… j’ignorais complétement que notre transpiration était salée comme ça. Ça montre bien l’absence totale d’effort sportif avant cette année. Donc oui, si tu es débutant et que tu lis ces mots, saches que tu vas transpirer… beaucoup… et salé ! Après un gros effort, quand tu te seras mis dans le rouge, ton visage et ton dos seront moites. La sueur te piquera le visage parfois, autour du nez, sur le front… un peu comme quand on sort de la mer après une baignade et que le sel sèche sur la peau. C’est un peu ça. Tu le sentiras sur tes joues brulantes et tu rêveras d’une simple douche froide. C’est tout à fait normal et crois-moi, avec le temps on y prend même goût. Pour ça, pas de solution miracle puisque c’est simplement le signe que ton corps fonctionne bien. Lorsque l’on transpire on ne perd pas que de l’eau. La sueur est également composée de sodium. C’est d’ailleurs un des facteurs qui doit être pris en compte dans l’alimentation du sportif et son ravitaillement pendant l’effort.

 

L’envie pressante, ennemi numéro 1 du sportif !

Je crois que ce n’est un secret pour personne. Quoi de pire que d’avoir une envie pressante en pleine effort…. Pire, en pleine course ! J’en avais déjà vu certains mettre en place leur petit rituel d’avant course > direction les toilettes. Quand tu débutes, c’est le genre de détail auquel tu ne fais pas forcément attention. Mais crois-moi, tu ne te feras pas avoir deux fois. Il ne te faudra qu’une sortie gâchée pour te souvenir chaque jour qu’il faut se soulager avec d’enfiler ses baskets. Sache aussi que le Running est un sport assez violent pour le corps, non seulement pour nos articulations et nos jambes, mais aussi pour nos intestins. Running Hereos Society a d’ailleurs d’ailleurs dédié un super article à ce sujet dans son N°1 et en ligne juste ici.

 

En natation

 

Beurk j’ai bu la tasse…

Et oui, même si on n’est plus des gosses, boire la tasse reste toujours une chose désagréable et limite traumatisante. Quand tu apprends ou perfectionnes ton crawl c’est une chose qui peut arriver fréquemment. Il y a une réaction naturelle à ce phénomène : pendant l’espace de quelques secondes tu ne pourras t’empêcher de penser à ce que tu viens potentiellement d’avaler. En piscine tu penseras à toutes ces personnes baignant autour de toi et à la dernière étude sur le pourcentage de pipi dans les bassins (3 à 75 litre d’urine dans les piscines publiques dit-on), en mer tu penseras à toutes ces particules, aux algues et aux poissons (Surtout ici en Normandie où l’eau ne laisse même pas entrevoir ses pieds). Il parait que jusqu’ici personne n’en est mort.

 

L’oeil du panda

Une spéciale fille celle-là. Là encore, en général ça ne t’arrive qu’une fois. Personnellement, c’était la première fois que Clem me proposait une sortie piscine tous les deux et je m’en suis rendu compte seulement quand j’ai vu son regard croiser mes gros yeux de panda. Et là, il n’y a plus rien à faire sauf assumer le style et prévoir un démaquillant qui reste dans le sac de piscine pour les prochaines fois.

 

En mer je n’ai plus de repères …

Les premières sorties en mer peuvent être de sacré défis. Quand elles se déroulent en Mars sur les côtes normandes tu as d’abord le froid qui te saisit (8° / 9°). Tu n’as plus les lignes au fond du bassin pour guider ta trajectoire mais des vagues et du courant qui te ramènent 1 m en arrière à chaque mouvement. Tu as la fuite d’eau ultra salée dans les lunettes qui te rend aveugle et le soleil qui aggrave sévèrement ton cas. Pour tout ça, je ne m’attarderai pas sur les explications scientifiques (La météo, les marées, le mauvais réglage des lunettes ou la folie de vouloir nager en mer à cette période de l’année…) et je me contenterai de dire que la seule chose à faire c’est de s’entrainer, s’y habituer ou se mettre au tricot. Parce que personne ne pourra prévoir à l’avance toutes ces conditions extérieures le jour J.

 

En vélo

 

T’as pas un mouchoir ?

Bon là je prends des risques car je n’ai jamais échangé sur le sujet et j’ignore si l’histoire qui va suivre est une expérience isolée et dégueu ou un acte de dernier recours répandu dans la pratique du triathlon. Toujours est-il que quand tu pédales longtemps et avec le vent de face, la respiration et l’air que tu prends en pleine figure peuvent provoquer le nez qui coule. Évidemment, toi tu ne savais pas et tu n’as pas pris de mouchoir, bah oui, pourquoi faire ?! Soit tu choisis l’alternative « grand triathlète », tu pinces une narine pour vider la seconde d’un grand coup d’expiration. Personnellement j’ai bien trop peur de me foirer ou du retour du vent. Soit tu optes pour la technique textile. Au choix : manches ou col roulé du maillot. Voilà voilà. Note pour plus tard : prévoir des mouchoirs en papiers.

 

L’attaque du moucheron !

Dans la catégorie « Je ne savais pas que… » je veux les lunettes de vélo. L’oubli typique au départ… jusqu’à ce moment où, dans ta lancée, un moucheron viendra violemment se loger dans ton œil. Arrêt assuré, larmes et galère. Y a plus qu’à attendre la prochaine commande groupée sur Ali avec les copains 😉

 

Kate.

Photo : www.normandiecourseapied.com / Échauffement des Courants de la Liberté – Luc sur mer

 

1 Comment
  • Anne-Marie Riou

    03/05/2017 at 23:16 Répondre

    Super intéressant Katiane, et drôle aussi. Bravo pour nous faire rire tout en nous informant. Ton texte est très sympa à lire.

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